Accouchement, Naissance

Retour de notre rencontre trimestriel du 8/10/2025 : Et si on parlait accouchement ?

Introduction 

Chaque naissance est une aventure unique, un voyage où rien n’est écrit d’avance. Pas de recette miracle, pas de timing parfait, seulement des corps qui savent, des bébés qui choisissent leur moment, et des femmes qui se souviennent de leur puissance. Accompagner la vie, c’est avant tout faire confiance : à la physiologie, au rythme, à la lenteur parfois, et à la force tranquille qui s’éveille quand on lâche le contrôle.

« La physiologie de l’accouchement c’est être dans l’être plutôt que dans le faire ».

« Un accouchement réussi c’est un accouchement qui a bien été vécu par le bébé et ses parents »

Témoignage de notre première maman : elle rêvait d’accoucher à domicile 

Elle rêvait de mettre au monde son bébé à la maison, dans la douceur et la simplicité, c’est finalement, faute de ressources disponibles, à l’hôpital que bébé est arrivé. 

Une grossesse paisible, une préparation en conscience, tout était aligné. Puis, les jours ont passé, le terme approchait. Une crainte d’un déclenchement s’est fait ressentir et finalement le travail s’annonçait enfin. Entre attentes et relâchements, elle s’est écoutée, a pris soin d’elle, s’est entourée de calme et de confiance. Finalement, les choses se sont mises en route (avec un petit stress partagé avec le papa concernant le trajet) : à son rythme, lentement, profondément. 

« Les autohypnoses m’ont bien aidées pendant le trajet jusqu’à l’hôpital et pendant le travail dans la baignoire »

« J’avais visité la salle nature de l’hôpital, je m’étais beaucoup projetée dans cette salle et heureusement elle était disponible »

Le col s’est ouvert, la douleur a trouvé sa respiration, maman à genoux et bébé a fini par venir, accueilli avec émotion. Un accouchement sans précipitation, vécu dans la présence et la puissance du moment, cette maman nous confie que pour elle la fatigue a été plus difficile à vivre que la douleur. 

« Je suis très heureuse de cet accouchement, je n’aurai pas pu rêver mieux. »

Deuxième témoignage :  un papa pour qui tout s’est joué dans l’écoute et la patience

Après une longue attente ces parents rêvaient d’un accouchement le moins médicalisé possible. 

Dans son récit ce papa nous amène très vite au jour J, enfin c’est ce qu’il pensait …

Un décollement et directement maman ressent les premières contractions. 

« Je lui ai demandé si elle voulait manger car c’était important pour moi qu’elle prenne des forces »

Le travail a démarré doucement, un peu en décalage avec ce qu’ils imaginaient, mais dans une belle confiance. Elle a ressenti chaque étape, accompagnée, soutenue, respectée. Les contractions ont pris de la force, les positions ont changé, le ballon, le bain, le mouvement sont devenus ses alliés.

« Ma mission était de préserver notre bulle malgré le travail qui devenait extrêmement long »

Malgré un travail extrêmement long, ce papa nous confie avec fierté avoir su trouver des petites choses pour soulager sa femme. 

« 10 heures plus tard le col est toujours ouvert à 2cm… »

C’est face à la durée du travail que ces parents prennent la décision de prendre la péridurale. Ils se soutiennent dans ce choix, c’est important. 

Maman se repose un peu, le travail s’accélère enfin. 

« Elle a sorti une énergie dont je n’avais pas connaissance que c’était possible »

Elle a touché la tête de son bébé, senti la vie passer à travers elle. 

« C. nait tout en longueur recouverte d’une pâte jaune, je l’accueille, je lui dit qu’elle est là et que je l’aime »

C’est sur ces magnifiques mots que ce papa termine son récit. 

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Troisième témoignage – Une maman solo, une force incroyable 

Après son parcours PMA, cette maman souhaitait une naissance la plus physiologique possible, reliée à son corps, à son bébé, à la vie. Elle avait préparé ce moment avec soin : haptonomie, marche, respiration, confiance. 

Cette maman avait l’intuition que son bébé arriverait plus tôt c’est finalement à J+ 6 qu’il a pointé le bout de son nez. prête. Le travail a commencé en douceur, puis s’est intensifié au fil des heures. Elle a su se mouvoir librement, s’écouter, se reposer entre chaque vague. Le col s’est ouvert naturellement, sans précipitation. 

« Je me suis relevée, j’ai dit : il arrriiiive !»

Accompagnée avec bienveillance, elle a vécu la naissance sur le côté, dans un grand lâcher-prise. 

« J’ai perdu la notion du temps »

Elle a touché la tête de son bébé avant même qu’il ne sorte, et dans un élan de force et de tendresse, elle l’a accueilli contre elle. Un accouchement aligné à son désir profond : simple, fort, intime. 

« Ce qui m’a aidé c’est de marcher deux heures par jour pendant toute ma grossesse » 

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Ces trois récits, chacun à leur manière, rappellent que la naissance n’est pas un protocole mais une traversée vivante. Quand la confiance prend le pas sur la peur, quand le corps est écouté et honoré, la magie opère. Chaque femme retrouve alors en elle ce savoir ancien : celui de donner la vie avec puissance, amour et douceur.

Grossesse, Naissance, Post-partum

Que du bonheur ? L’expo sur l’après naissance sans tabou

La ligue des familles dans le cadre de son action pour visibiliser le post partum a conçu une exposition avec l’aide de 150 parents venus de tous les horizons et des professionnels de la périnatalité, permettant un double apport qui ancre l’exposition dans la réalité. Cette exposition était visible du 9 mai au 7 juin 2025 au B3 à Liège et va circuler en Wallonie et à Bruxelles (pour les infos : https://liguedesfamilles.be/lapres-naissance-sans-tabou )

La douceur d’un moment partagé

Elle aborde tous les aspects de l’après naissance tant physique, psychologique, qu’émotionnel. Un grand tsunami dans lequel le soutien est primordial pour ne pas se perdre en chemin et glisser vers la dépression du post partum. Elle touche au moins 15% des mères et reste relativement tabou, parce que l’après naissance on nous avait dit « c’est que du bonheur… » mais la réalité en est parfois très éloignée et réussir à en parler présente beaucoup de difficultés. La peur du jugement de l’autre, l’auto-jugement (Suis je une mauvaise mère si je n’aime pas mon enfant ? Et les autres ils y arrivent donc moi aussi je devrais…). Une réalité encore plus méconnue est que les pères, coparents peuvent également être touché par cette dépression, les études étant très rare on estime leur fréquence à environ 5%.

Plusieurs membres de notre asbl ont également participé à la conférence « Le post partum : au creux du berceau, des parents à accompagner » dans le cadre du cycle de conférences 2025 organisé par la province de Liège, les Jeudi de la santé. Sous forme de table ronde composé de Ingrid Desramault chargée de projets d’Education Permanente en zone Liège/Luxembourg de La Ligue des famille asbl, Murielle Nelissen conseillère sage femme à l’ONE, Jessica Gallo coordinatrice de l’Administration Subrégionale ASR-LG-Coordination Subrégionale de Liège ONE, Marie Grégoire doula et présidente de l’Association des Doulas de Belgique, Sophie Mergen modératrice de la table ronde et journaliste, conclusion : Manon Lepomme humoriste.

Théoriquement le post partum est la période suivant l’accouchement et qui dure entre 6 mois et 2 ans. C’est le temps pour le corps de se remettre d’avoir donné la vie, le temps pour la mère de créer un lien d’attachement fort avec son bébé, le temps pour la famille de se créer, de trouver un nouvel équilibre quand il y a déjà d’autres enfants.

Une période ou le sommeil est souvent mis à rude épreuve, l’exception du bébé qui fait des nuits de 8 heures à la sortie de la maternité reste dans l’imaginaire collectif mais honnêtement, oui, le bébé fais « ses nuits » mais qui sont différentes des nuits d’un adulte. Plusieurs réveils nocturne pendant au moins les 3 à 6 premiers mois sont normaux.

Le baby blues est un état passager, dû à la chute d’hormones dans le corps, il survient en général dans les 6 jours qui suivent l’accouchement, il faut lui laisser le temps de passer et accepter que la mère pleure sans raison apparente, juste l’accueillir. Il est à différencier de la dépression, qui elle survient après 15 jours, dépassant la simple tristesse, elle dure dans le temps.

Anticiper la période du post partum est une des clés :

  • prévoir des repas au congélateur, parce qu’après une nuit de java, ni vous ni le coparent ne sera en état de cuisiner, et vous serez heureux de juste avoir à réchauffer
  • se constituer un village : des personnes ressources qui seront la pour vous aider, garder le bébé le temps d’un bain, faire une lessive, replier une manne de linge, faire la vaisselle, passer l’aspirateur, faire des courses, passer vous rendre visite quand ça VOUS arrange…
  • Lister les activités ressources qui vous remplissent, vous et le coparent, de bien être : sortir boire un verre avec une amie, aller marcher dans les bois, faire du tricot, lire un livre, faire du dessin, aller flâner devant des boutiques, frapper dans un sac de frappe, recevoir un massage,…ce ne sont que quelques exemples chaque personne est différente et l’idée est de se poser avant la naissance pour y réfléchir.
  • Opter pour des bons cadeaux : un repas, une heure de garde du bébé, une sortie pour les ainés, un pliage de linge, un massage, un soin chez le coiffeur ou l’esthéticienne, ….. recevoir 10 doudous ou couvertures ne présentent pas beaucoup d’utilité.
  • Après la naissance on reçoit beaucoup de conseils sollicités ou non, on cherche des informations, et on trouve tout et son contraire sur internet. Des ressources fiables et gratuites sur différents sujets sont disponible sur le site de l’ONE https://www.one.be/public/brochures/nosbrochures/ et la Ligue des familles a également des publication du ligueur sur le développement de l’enfant https://leligueur.be/categorie/developpement-de-l-enfant .

et si vous ne vous sentez pas bien il ne faut pas hésiter à en parler, à votre sage femme, votre médecin, vos amis, ou vous tourner vers des association comme l’association Maman Blues qui offre information, soutien et partage de vécu de la difficulté maternelle. Le contact mail local pour Liège : mamanbluesliege@gmail.com

Parce que le village ancestrale qui entourait les jeunes mères à était mis à mal par la société plus individualiste qui est la norme actuelle, des réseaux se mettent en place pour recréer du lien. C’est le cas des Supermamas , un réseau de mamans cadeaux (qui offrent du temps, un repas, un soutien…) et de mamans à bichonner (qui demandent une aide ponctuelle) N’hésitez pas à vous y inscrire plus le village est grand moins grande est la charge sur chaque personne 🙂 Pour liège il y a une page facebook : SuperMamas Liège

Grossesse

Brèves de notre rencontre du 16 octobre 2024

Merci à toi G…maman de deux enfants pour nous avoir partagé ton vécu lors de tes deux accouchements. Après la première naissance tu n’as pas ressenti cette magie que tu attendais ce fut difficile, voire traumatique!  Après le deuxième, c’était tellement différent : tu t’es sentie respectée tout au long de la grossesse, tu as fait des choix qui ont été respectés, tu as pu vivre cette naissance de manière si tranquille, “ en amour” accompagnée par ton  homme présent à 100 %. Ensemble, vous avez pu dire : “oui on y va”…

 Merci à toi A… pour la force que tu nous as transmise quand tu dis : “j’ai choisi de prendre les choses en main, de ne pas me laisser dire n’importe quoi, je me suis approprié mon propre corps. D’un accouchement à l’autre, du premier au troisième, je suis vraiment devenue actrice. Pour cela il me fallait prendre du repos, ce que j’ai demandé! Toutes les femmes enceintes devraient pouvoir bénéficier de période de repos avant l’accouchement! »

 Merci à toi J… de nous avoir partagé ton audace à oser dire non au professionnel médical qui t’imposait une date de déclenchement de l’accouchement alors que c’était contre tes convictions. Tu nous a dit “Ce n’est pas facile de remettre en question ce qui est dit par un professionnel mais c’était vraiment important pour moi de faire confiance à mon ressenti ! Mais cela a finalement été accepté par un gynécologue, et, aujourd’hui, c’est une de mes fiertés! j’ai eu la chance aussi d’être soutenue par mon compagnon qui me faisait entièrement confiance. »

Une maman présente nous a parlé  du projet de naissance … Cela vaut vraiment la peine d’y penser tôt dans la grossesse, en parler au gynécologue,  aux sages-femmes.  le projet de naissance c’est un parcours, un chemin . Il est à créer, à rédiger, à inventer au fur et à mesure que la grossesse se déroule et que les relations s’établissent harmonieusement entre papa, maman et bébé.

 A propos des symptômes liés à la grossesse…. où est la normalité où est la limite de l’anormal. Moi papa j’ai des inquiétudes et je découvre que je n’y connais rien je suis aux aguets…

D’autres questions ont été abordées telles que … Comment développer la connexion avec un bébé avec son  enfant?  Qu’est-ce que l’haptonomie? en quoi consiste l’hypnose prénatale?….

Tous ces partages ont été très riches On aurait voulu continuer encore! Mais il est temps de se reposer. On se verra en décembre si vous le souhaitez.

Françoise Laloux

podcast, Post-partum

Ecoute de podcasts sur la maternité

En cette rentrée nous nous faisons relais de Barricade, qui vous convie à écouter une série de 3 podcast sur le thème de la maternité, écoute collective suivie de moments d’échanges.

  • Mercredi 2 octobre 18h30 : Avoir des enfants, ça m’a éveillée
  • Mercredi 6 novembre 18h30 : Le pouvoir des mères
  • Mercredi 4 décembre 18h30 : Comment la parentalité intensive nous bouffe la vie
Accouchement, conférence, Naissance, Post-partum

Rituels de femmes pour réenchanter la maternité

Présentation d’un autre livre d’Isabelle Challut, et n’hésitez pas à vous inscrire (voir modalités sur l’affiche) si vous souhaitez la rencontrer pour la conférence : « Les racines de la confiance : voyage au coeurs des naissances respectées »

La vie est ponctuée de passages… la maternité en est un, fondateur dans la vie d’une femme. Or il est généralement limité à une prise en charge médicale qui tend à exclure la dimension spirituelle. Et si l’on redonnait à la maternité son caractère sacré et initiatique…

Dans ce manuel magnifiquement illustré, Isabelle Challut spécialisée depuis plus de 15 ans dans l’accompagnement à la naissance souhaite réenchanter la maternité en proposant aux femmes un accompagnement en conscience. En effet, afin de vivre pleinement la merveilleuse aventure de la grossesse et « mettre au monde », s’ouvrir au grand miracle de la vie est nécessaire, de toute la profondeur de son être. De la conception à la naissance, l’auteure offre des rituels pour renouer avec sa sagesse intérieure, retrouver confiance dans les ressources de son corps cet allié précieux, trouver le bon rythme, établir le contact avec son enfant, préparer son accouchement…

Grâce à une trentaine de rituels, de pratiques corporelles, de méditations issus des traditions ancestrales et de l’expérience d’accompagnante et d’infirmière de l’auteure, vous découvrirez comment pacifier vos peurs, rencontrer votre bébé in utero, créer un mandala de naissance, célébrer le blessingway ou réaliser un soin rebozo postnatal, pratiquer le rituel des quarante premiers jours…

Biographie de l’auteur :
Isabelle CHALLUT,
 infirmière en France puis en Suisse, s’installe au Québec en 1992. Elle se spécialise dans l’accompagnement de la maternité et fonde le Centre Pleine Lune en 2005, à travers lequel elle a rencontré et accompagné des centaines de couples. Spécialiste de l’accouchement physiologique, elle enseigne auprès des professionnels en périnatalité et des accompagnantes à la naissance, afin de transformer les pratiques hospitalières.

source : https://www.inrees.com/Livres/rituels-de-femmes-pour-r%C3%A9enchanter-la-maternit%C3%A9/

Naissance

Les Bébés ne naissent plus le dimanche !

Les bébés ne naissent plus le dimanche, mon amour, on les force à sortir du ventre de leur mère n’importe quand, or, seuls les bébés savent le moment précis où ils doivent sortir du ventre de leur mère mais souvent hélas l’homme de science n’attend pas que le bébé frappe à la porte, il est pressé de finir sa journée, pourtant, c’est son métier de mettre au monde des bébés. On dirait qu’il a même oublié qu’il fût un bébé lui-même alors il n’attend pas que le bébé frappe à la porte pour sortir, il force le bébé à sortir parce que l’homme de science, le cerveau de cette opération magique et délicate…. eh bien…hélas, il a autre chose à faire. Pourtant c’est primordial pour un bébé de sortir au bon moment de sa maman, la maman sait peut être mieux que l’homme de science quand le bébé veut sortir, elle le sait, elle le sent, ça fait 9 mois qu’ils vivent ensemble, il n’y a pas moyen de vivre plus proche que ça, ce me semble, ça me paraît être du pur bon sens, bon sang de bonsoir. C’est primordial pour un bébé de sortir au bon moment du ventre de sa mère pour pouvoir se sentir toute sa vie au bon moment, à la bonne place, à sa place quoi. La naissance d’un enfant c’est un moment fixé par les astres, par le cosmos lui-même. Ne forcez pas le bébé à sortir, s’il n’est pas prêt, si vous le forcez, il se sentira brimé, il sortira inachevé du ventre de sa mère, il ne se sentira pas respecté, on lui aura appris dès sa naissance à se plier à la loi des hommes qui veulent que la terre entière avec et y compris les bébés leurs soient soumis, ils veulent dès la naissance faire tout de suite des bébés, des esclaves de la vitesse qui obéissent au doigt et à l’oeil aux diktats de la discipline scientifique, ils ne veulent surtout pas que les bébés goûtent le plaisir de naître, qui est peut-être le plaisir le plus raffiné qui soit : ce moment de sa naissance , de sa libérance, il va le retenir toute sa vie dans la mémoire de chair, de sa peau.

Les bébés ne naissent plus le dimanche, mon amour, c’est tellement dommage. Je voudrais ne voir sortir les bébés du ventre de leurs mères qu’au moment où ils le décident. Ne forcez pas les bébés à courir dehors de leur mère, donnez-leurs leur chance de naître à leur rythme et de commencer dans la joie une vie autonome en accord avec le monde. Les hommes se croient les maîtres de l’univers, ils savent un peu mais pas tout, souvent ils prennent pas en compte l’horlogerie secrète de la naissance. Libérez les bébés du carcan du temps. Ca fait longtemps qu’ils sont en route. Un bébé vaut bien qu’on s’attarde à sa naissance pour faire la fête, c’est lui qui sera le demain. S’il vous plait, ne cassez pas dès la naissance le demain des êtres à venir.

Julos Beaucarne, 10 avril 2008, TLG