Post-partum

Accoucher, et après…Et si on parlait du post partum ?

L’équipe de Co-Naissances Liège vous invite à notre rencontre trimestrielle sur le thème du post-partum.

Venez échanger avec nos témoins sur leur vécu du post partum, ce qui les a aidé, ce qu’ils ont mis en place avant l’accouchement pour que cette période de transition soit la plus douce possible, les écueils auxquels ils ont fait face, la mise en place de l’alimentation du bébé, les visites, …

Après les témoignages vous pourrez poser vos questions, déposer ce qui vous tiens à cœur, enrichir vos connaissances entre pairs.

Accouchement, conférence, Naissance

Remerciements

L’équipe de Co-Naissances Liège tiens à remercier toutes les personnes présentes à la conférence « Les Racines de la confiance, voyage au cœur des naissances respectées » d’Isabelle Challut. Un merci particulier aux nombreuses étudiantes qui ont, malgré la période d’examen, répondues présentes, elles sont l’avenir de l’accompagnement des naissances.

C’est avec beaucoup de plaisir que nous renouons avec l’organisation de conférences, votre présence nous motive a en organiser d’autres.

Un immense merci à Isabelle Challut, qui a su transmettre sa vision en toute simplicité de l’accouchement respecté.

Ce que nous retiendrons de cette conférence pour « qu’une femme aille au bout de son expérience d’enfantement. Elle a besoin de plonger dans un espace qui n’appartient à personne d’autre. » Elle a besoin de se sentir en confiance et en sécurité, peu importe le lieu de l’accouchement. Les accompagnants sont la pour lui permettre de lâcher prise et lui rappeler qu’elle a la force en elle.

Isabelle Challut nous a parler de son expérience d’accompagnement prénatal de parents dans son centre pleine lune et que pour avancer il est nécessaire de sortir du paradigme « accoucher est douloureux : solution la péridurale ».

Le pouvoir c’est l’information, connaitre le déroulement du processus d’accouchement physiologique, l’impact des hormones, les mouvements du bassin, permet de cheminer vers une naissance respectée. Les femmes, aujourd’hui, ont perdu le lien ancestral qui se transmettait de femme à femme, avec l’avènement de la médicalisation de l’accouchement qui a dépossédé les femmes de leur capacité à accoucher par elle même. Les mères, les sœurs, les tantes, … ont dû rester à la porte des hôpitaux et la femme a été placé dans les mains expertes du corps médical, ce qui a abouti à des taux de péridurale avoisinant les 85 %, alors qu’elle était sensé être utilisé uniquement en cas d’accouchement « compliqué ». Sous péridurale, les femmes sont coupé de leur corps, de leurs émotions, « On peut mourir de l’absence de structure médicale mais on peut aussi mourir de trop d’interventions« .

Aujourd’hui, en région liégeoise, il n’existe plus d’autre option que d’accoucher en structure hospitalière. Au Québec dans les années 1990-2000, un mouvement citoyen de parents souhaitant choisir librement leur lieu d’accouchement et l’accompagnement de la naissance, a permis de développer les maisons de naissances et avec elle la profession de sage femme, qui n’existe officiellement que depuis 1999.

Seule une mobilisation citoyenne pourra faire bouger les lignes et avancer vers une naissance respectée !!!

Suspendus à ses lèvres, inspirante, douce, humble, amour…

Accouchement, Naissance

Brèves de notre rencontre : « Les temps de la naissance : rythmes physiologiques et interventions »

Quelques questions que l’on pose souvent aux mamans : combien de temps à duré ton accouchement ? As-tu accouché à la date prévue ? Comment savoir si le travail a réellement commencé ? …

Nos témoins nous ont fait part du besoin d’accepter le temps, même s’il est long, il nous approche d’une merveilleuse rencontre avec notre bébé.

Pour l’un l’accouchement à duré 2h30 où il fut en admiration de la force de sa femme ayant revêtue un masque animal, pour l’autre il a duré 3 jours et 3 nuits mais accepté comme un chemin nécessaire, ou encore un dépassement de terme qui pousse hors de sa zone de confort.

On ne maitrise pas le temps de la naissance, dans notre société où tout va vite, tout est planifié, le moment de la naissance est un des seuls moment où nous pouvons nous laisser porter hors du temps.

Un petit conseil aux futurs parents cachez les horloges, téléphones et profitez du temps sans le mesurer.

Dans tous les cas le temps n’est pas linéaire, l’accouchement, même si les professionnels on voulu le normaliser le faire rentrer dans des cases, le minuter, suit un rythme qui lui est propre. Chaque accouchement est le fruit d’une symbiose entre deux êtres : la maman et le bébé, comme pour concevoir un enfant, il faut des conditions propices.

Chaque femme à la force et les ressources intérieure pour mettre au monde son enfant, nous accouchons depuis la nuit des temps.

Pour nous y aider :

  • Les hormones ont un rôle prépondérant pour faciliter ou au contraire retarder la naissance. L’ocytocine, hormones de l’amour, très timide et versatile à besoin de calme, de lumière tamisée, que la maman ait confiance en elle, sinon très vite son antagoniste l’adrénaline entre dans la danse et stoppe le travail.
  • La liberté de mouvement permet au corps de prendre les positions les plus appropriées pour que le bébé chemine vers sa naissance.
  • La voix de la mère raisonne à l’intérieur de son corps comme dans une cathédrale, chanter, parler à son enfant peuvent permettre de le guider vers la sortie.
  • Ne pas oublier que la douleur est une question de seconde, et qu’elle s’arrête. Les contractions arrivent comme une vague, montent, et puis redescendent.
  • Vos accompagnants peuvent vous aider à respirer quand le souffle vous manque, en se plaçant près de vous et en respirant avec vous.

Une grossesse dure en théorie 40 semaines, avant 37 semaines on parle de prématurité et après 40 semaines de dépassement de terme. Environ 25% des femmes accouchent après la date prévue, pour éviter des stresses générés par l’entourage donner une date de terme postérieure de 10 jours à la date réelle permet de vivre une fin de grossesse plus sereine.

En fin de grossesse, il arrive que les mises sous tensions soient fréquentes, l’utérus est un muscle, il se prépare pour le jour J, mais alors comment savoir si le travail commence ? Une vraie contraction vous arrêtera dans votre activité, si vous parlez vous devrez vous stopper et souffler, idem si vous marchez. Les sages femmes sauront à votre voix si oui ou non il est temps de venir à la maternité. Si votre souhait et d’accoucher physiologiquement ne vous précipitez pas à la maternité, prenez le temps de vous mouvoir, de parler à bébé, vous pourrez ainsi effectuer une partie du travail en conservant votre totale liberté et en restant dans votre bulle de confiance.

Des témoins nous ont parlé de leur désespoir quand, après plusieurs heures de contractions intenses, la sage femme leur à annoncé une dilatation à 5 seulement….Dans ce cas nous avons l’impression que nous n’y arriverons pas mais parfois passer de 5 à 10 (dilatation complète) ce fait très rapidement, comme dis précédemment le temps de la naissance n’est pas linéaire. Durant la phase d’expulsion les contractions s’espacent pour que le corps ai le temps de récupérer entre chaque poussée.

Et enfin après ce marathon, vous tenez votre bébé dans vos bras mais il reste un dernier effort à fournir pour délivrer le placenta, il doit être expulsé dans les 30 minutes suivant la naissance. Mettre bébé au sein permet de sécréter de l’ocytocine et de faire se contracter l’utérus, cela permet une délivrance plus rapide et réduit le risque d’hémorragies.

L’équipe de Co-Naissances Liège remercie chaleureusement : les trois témoins qui nous ont livrés des témoignages plein d’émotions, Caroline notre experte sage femme pour son exposé plein de nuances, ainsi que les futurs parents, les accompagnants, les élèves sages femmes pour leur écoute et leurs interventions.