Accouchement, conférence, livre, Naissance

Accoucher en Belgique, une histoire de choix ?

Conférence gesticulée par Floriane Stauffer le vendredi 6 février 2026, au B3

« Une conférence gesticulée, c’est quoi ?

C’est une forme vivante de prise de parole publique, mêlant témoignage personnel, analyse politique, données scientifiques, récit de terrain et humour, pour faire vibrer le savoir autant que les émotions. » (extrait du site de Floriane Stauffer : https://cmonaccouchement.fr/conference-gesticulee-accoucher-en-france-une-histoire-de-choix/ )

Cette conférence s’articule autour de la culture du choix et de la souveraineté des parents.

Elle s’adresse aux professionnel.le.s de santé, familles, futurs parents, militant.e.s, curieux.ses, convaincu.e.s ou en chemin… soit à toutes celles et ceux qui veulent réfléchir à la naissance autrement. 

 « Il ne s’agit pas de donner des réponses toutes faites. Il s’agit d’ouvrir l’espace pour interroger ce qui semble aller de soi. »

Cette conférence sera suivie d’un espace d’échange (table ronde) entre le public et des professionnels de la périnatalité en région liégeoise puis d’un moment d’échange informel et d’une séance de dédicace du livre de Floriane.

L’équipe de Co-Naissances Liège a hâte de partager ce moment avec vous.

A propos de Floriane Stauffer : Floriane est sage-femme, conférencière, formatrice et autrice du livre « C’est mon accouchement« . 

Floriane milite depuis plus de 20 ans pour une naissance respectée, choisie et consciente. 

Avec son style franc, drôle et engagé, elle propose une vision à la fois critique et profondément humaine de la périnatalité. Son livre « C’est Mon Accouchement ! » est devenu une référence pour de nombreuses familles et soignant.e.s en quête d’alternatives.

Accouchement, Naissance

Retour de notre rencontre trimestriel du 8/10/2025 : Et si on parlait accouchement ?

Introduction 

Chaque naissance est une aventure unique, un voyage où rien n’est écrit d’avance. Pas de recette miracle, pas de timing parfait, seulement des corps qui savent, des bébés qui choisissent leur moment, et des femmes qui se souviennent de leur puissance. Accompagner la vie, c’est avant tout faire confiance : à la physiologie, au rythme, à la lenteur parfois, et à la force tranquille qui s’éveille quand on lâche le contrôle.

« La physiologie de l’accouchement c’est être dans l’être plutôt que dans le faire ».

« Un accouchement réussi c’est un accouchement qui a bien été vécu par le bébé et ses parents »

Témoignage de notre première maman : elle rêvait d’accoucher à domicile 

Elle rêvait de mettre au monde son bébé à la maison, dans la douceur et la simplicité, c’est finalement, faute de ressources disponibles, à l’hôpital que bébé est arrivé. 

Une grossesse paisible, une préparation en conscience, tout était aligné. Puis, les jours ont passé, le terme approchait. Une crainte d’un déclenchement s’est fait ressentir et finalement le travail s’annonçait enfin. Entre attentes et relâchements, elle s’est écoutée, a pris soin d’elle, s’est entourée de calme et de confiance. Finalement, les choses se sont mises en route (avec un petit stress partagé avec le papa concernant le trajet) : à son rythme, lentement, profondément. 

« Les autohypnoses m’ont bien aidées pendant le trajet jusqu’à l’hôpital et pendant le travail dans la baignoire »

« J’avais visité la salle nature de l’hôpital, je m’étais beaucoup projetée dans cette salle et heureusement elle était disponible »

Le col s’est ouvert, la douleur a trouvé sa respiration, maman à genoux et bébé a fini par venir, accueilli avec émotion. Un accouchement sans précipitation, vécu dans la présence et la puissance du moment, cette maman nous confie que pour elle la fatigue a été plus difficile à vivre que la douleur. 

« Je suis très heureuse de cet accouchement, je n’aurai pas pu rêver mieux. »

Deuxième témoignage :  un papa pour qui tout s’est joué dans l’écoute et la patience

Après une longue attente ces parents rêvaient d’un accouchement le moins médicalisé possible. 

Dans son récit ce papa nous amène très vite au jour J, enfin c’est ce qu’il pensait …

Un décollement et directement maman ressent les premières contractions. 

« Je lui ai demandé si elle voulait manger car c’était important pour moi qu’elle prenne des forces »

Le travail a démarré doucement, un peu en décalage avec ce qu’ils imaginaient, mais dans une belle confiance. Elle a ressenti chaque étape, accompagnée, soutenue, respectée. Les contractions ont pris de la force, les positions ont changé, le ballon, le bain, le mouvement sont devenus ses alliés.

« Ma mission était de préserver notre bulle malgré le travail qui devenait extrêmement long »

Malgré un travail extrêmement long, ce papa nous confie avec fierté avoir su trouver des petites choses pour soulager sa femme. 

« 10 heures plus tard le col est toujours ouvert à 2cm… »

C’est face à la durée du travail que ces parents prennent la décision de prendre la péridurale. Ils se soutiennent dans ce choix, c’est important. 

Maman se repose un peu, le travail s’accélère enfin. 

« Elle a sorti une énergie dont je n’avais pas connaissance que c’était possible »

Elle a touché la tête de son bébé, senti la vie passer à travers elle. 

« C. nait tout en longueur recouverte d’une pâte jaune, je l’accueille, je lui dit qu’elle est là et que je l’aime »

C’est sur ces magnifiques mots que ce papa termine son récit. 

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Troisième témoignage – Une maman solo, une force incroyable 

Après son parcours PMA, cette maman souhaitait une naissance la plus physiologique possible, reliée à son corps, à son bébé, à la vie. Elle avait préparé ce moment avec soin : haptonomie, marche, respiration, confiance. 

Cette maman avait l’intuition que son bébé arriverait plus tôt c’est finalement à J+ 6 qu’il a pointé le bout de son nez. prête. Le travail a commencé en douceur, puis s’est intensifié au fil des heures. Elle a su se mouvoir librement, s’écouter, se reposer entre chaque vague. Le col s’est ouvert naturellement, sans précipitation. 

« Je me suis relevée, j’ai dit : il arrriiiive !»

Accompagnée avec bienveillance, elle a vécu la naissance sur le côté, dans un grand lâcher-prise. 

« J’ai perdu la notion du temps »

Elle a touché la tête de son bébé avant même qu’il ne sorte, et dans un élan de force et de tendresse, elle l’a accueilli contre elle. Un accouchement aligné à son désir profond : simple, fort, intime. 

« Ce qui m’a aidé c’est de marcher deux heures par jour pendant toute ma grossesse » 

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Ces trois récits, chacun à leur manière, rappellent que la naissance n’est pas un protocole mais une traversée vivante. Quand la confiance prend le pas sur la peur, quand le corps est écouté et honoré, la magie opère. Chaque femme retrouve alors en elle ce savoir ancien : celui de donner la vie avec puissance, amour et douceur.

Grossesse, Naissance, Post-partum

Que du bonheur ? L’expo sur l’après naissance sans tabou

La ligue des familles dans le cadre de son action pour visibiliser le post partum a conçu une exposition avec l’aide de 150 parents venus de tous les horizons et des professionnels de la périnatalité, permettant un double apport qui ancre l’exposition dans la réalité. Cette exposition était visible du 9 mai au 7 juin 2025 au B3 à Liège et va circuler en Wallonie et à Bruxelles (pour les infos : https://liguedesfamilles.be/lapres-naissance-sans-tabou )

La douceur d’un moment partagé

Elle aborde tous les aspects de l’après naissance tant physique, psychologique, qu’émotionnel. Un grand tsunami dans lequel le soutien est primordial pour ne pas se perdre en chemin et glisser vers la dépression du post partum. Elle touche au moins 15% des mères et reste relativement tabou, parce que l’après naissance on nous avait dit « c’est que du bonheur… » mais la réalité en est parfois très éloignée et réussir à en parler présente beaucoup de difficultés. La peur du jugement de l’autre, l’auto-jugement (Suis je une mauvaise mère si je n’aime pas mon enfant ? Et les autres ils y arrivent donc moi aussi je devrais…). Une réalité encore plus méconnue est que les pères, coparents peuvent également être touché par cette dépression, les études étant très rare on estime leur fréquence à environ 5%.

Plusieurs membres de notre asbl ont également participé à la conférence « Le post partum : au creux du berceau, des parents à accompagner » dans le cadre du cycle de conférences 2025 organisé par la province de Liège, les Jeudi de la santé. Sous forme de table ronde composé de Ingrid Desramault chargée de projets d’Education Permanente en zone Liège/Luxembourg de La Ligue des famille asbl, Murielle Nelissen conseillère sage femme à l’ONE, Jessica Gallo coordinatrice de l’Administration Subrégionale ASR-LG-Coordination Subrégionale de Liège ONE, Marie Grégoire doula et présidente de l’Association des Doulas de Belgique, Sophie Mergen modératrice de la table ronde et journaliste, conclusion : Manon Lepomme humoriste.

Théoriquement le post partum est la période suivant l’accouchement et qui dure entre 6 mois et 2 ans. C’est le temps pour le corps de se remettre d’avoir donné la vie, le temps pour la mère de créer un lien d’attachement fort avec son bébé, le temps pour la famille de se créer, de trouver un nouvel équilibre quand il y a déjà d’autres enfants.

Une période ou le sommeil est souvent mis à rude épreuve, l’exception du bébé qui fait des nuits de 8 heures à la sortie de la maternité reste dans l’imaginaire collectif mais honnêtement, oui, le bébé fais « ses nuits » mais qui sont différentes des nuits d’un adulte. Plusieurs réveils nocturne pendant au moins les 3 à 6 premiers mois sont normaux.

Le baby blues est un état passager, dû à la chute d’hormones dans le corps, il survient en général dans les 6 jours qui suivent l’accouchement, il faut lui laisser le temps de passer et accepter que la mère pleure sans raison apparente, juste l’accueillir. Il est à différencier de la dépression, qui elle survient après 15 jours, dépassant la simple tristesse, elle dure dans le temps.

Anticiper la période du post partum est une des clés :

  • prévoir des repas au congélateur, parce qu’après une nuit de java, ni vous ni le coparent ne sera en état de cuisiner, et vous serez heureux de juste avoir à réchauffer
  • se constituer un village : des personnes ressources qui seront la pour vous aider, garder le bébé le temps d’un bain, faire une lessive, replier une manne de linge, faire la vaisselle, passer l’aspirateur, faire des courses, passer vous rendre visite quand ça VOUS arrange…
  • Lister les activités ressources qui vous remplissent, vous et le coparent, de bien être : sortir boire un verre avec une amie, aller marcher dans les bois, faire du tricot, lire un livre, faire du dessin, aller flâner devant des boutiques, frapper dans un sac de frappe, recevoir un massage,…ce ne sont que quelques exemples chaque personne est différente et l’idée est de se poser avant la naissance pour y réfléchir.
  • Opter pour des bons cadeaux : un repas, une heure de garde du bébé, une sortie pour les ainés, un pliage de linge, un massage, un soin chez le coiffeur ou l’esthéticienne, ….. recevoir 10 doudous ou couvertures ne présentent pas beaucoup d’utilité.
  • Après la naissance on reçoit beaucoup de conseils sollicités ou non, on cherche des informations, et on trouve tout et son contraire sur internet. Des ressources fiables et gratuites sur différents sujets sont disponible sur le site de l’ONE https://www.one.be/public/brochures/nosbrochures/ et la Ligue des familles a également des publication du ligueur sur le développement de l’enfant https://leligueur.be/categorie/developpement-de-l-enfant .

et si vous ne vous sentez pas bien il ne faut pas hésiter à en parler, à votre sage femme, votre médecin, vos amis, ou vous tourner vers des association comme l’association Maman Blues qui offre information, soutien et partage de vécu de la difficulté maternelle. Le contact mail local pour Liège : mamanbluesliege@gmail.com

Parce que le village ancestrale qui entourait les jeunes mères à était mis à mal par la société plus individualiste qui est la norme actuelle, des réseaux se mettent en place pour recréer du lien. C’est le cas des Supermamas , un réseau de mamans cadeaux (qui offrent du temps, un repas, un soutien…) et de mamans à bichonner (qui demandent une aide ponctuelle) N’hésitez pas à vous y inscrire plus le village est grand moins grande est la charge sur chaque personne 🙂 Pour liège il y a une page facebook : SuperMamas Liège

Grossesse

Brèves de notre rencontre du 16 octobre 2024

Merci à toi G…maman de deux enfants pour nous avoir partagé ton vécu lors de tes deux accouchements. Après la première naissance tu n’as pas ressenti cette magie que tu attendais ce fut difficile, voire traumatique!  Après le deuxième, c’était tellement différent : tu t’es sentie respectée tout au long de la grossesse, tu as fait des choix qui ont été respectés, tu as pu vivre cette naissance de manière si tranquille, “ en amour” accompagnée par ton  homme présent à 100 %. Ensemble, vous avez pu dire : “oui on y va”…

 Merci à toi A… pour la force que tu nous as transmise quand tu dis : “j’ai choisi de prendre les choses en main, de ne pas me laisser dire n’importe quoi, je me suis approprié mon propre corps. D’un accouchement à l’autre, du premier au troisième, je suis vraiment devenue actrice. Pour cela il me fallait prendre du repos, ce que j’ai demandé! Toutes les femmes enceintes devraient pouvoir bénéficier de période de repos avant l’accouchement! »

 Merci à toi J… de nous avoir partagé ton audace à oser dire non au professionnel médical qui t’imposait une date de déclenchement de l’accouchement alors que c’était contre tes convictions. Tu nous a dit “Ce n’est pas facile de remettre en question ce qui est dit par un professionnel mais c’était vraiment important pour moi de faire confiance à mon ressenti ! Mais cela a finalement été accepté par un gynécologue, et, aujourd’hui, c’est une de mes fiertés! j’ai eu la chance aussi d’être soutenue par mon compagnon qui me faisait entièrement confiance. »

Une maman présente nous a parlé  du projet de naissance … Cela vaut vraiment la peine d’y penser tôt dans la grossesse, en parler au gynécologue,  aux sages-femmes.  le projet de naissance c’est un parcours, un chemin . Il est à créer, à rédiger, à inventer au fur et à mesure que la grossesse se déroule et que les relations s’établissent harmonieusement entre papa, maman et bébé.

 A propos des symptômes liés à la grossesse…. où est la normalité où est la limite de l’anormal. Moi papa j’ai des inquiétudes et je découvre que je n’y connais rien je suis aux aguets…

D’autres questions ont été abordées telles que … Comment développer la connexion avec un bébé avec son  enfant?  Qu’est-ce que l’haptonomie? en quoi consiste l’hypnose prénatale?….

Tous ces partages ont été très riches On aurait voulu continuer encore! Mais il est temps de se reposer. On se verra en décembre si vous le souhaitez.

Françoise Laloux

Grossesse, Naissance

Rencontre trimestrielle : « La grossesse un temps de transformation »

Trois parents témoins viendront nous faire par de leur propre expérience de la grossesse et des transformations qu’ils ont vécus durant cette période si particulière de la vie.

Nous inviterons les personnes présentes à se connecter à leur bébé dans le silence pour s’interroger.

De quoi ai-je besoin ?

De quoi ai-je besoin pour mon accouchement ?

Comment construire le projet de naissance ?

Quelles ressources ai-je autour de moi ?

Qu’est-ce que ce bébé a envie de me dire ?

Qu’est-ce qui se passe en moi ?

Qu’est- ce que je lui dis ?

Qu’est-ce qui vous a aidé pendant la grossesse ?

Qu’est-ce qui vous a manqué ?

Qu’avez-vous eu comme ressources ?

……………………….

Suivi d’un moment d’échange entre pairs pour s’enrichir mutuellement, au plaisir de vous y retrouver nombreux.

Accouchement, conférence, Naissance

Remerciements

L’équipe de Co-Naissances Liège tiens à remercier toutes les personnes présentes à la conférence « Les Racines de la confiance, voyage au cœur des naissances respectées » d’Isabelle Challut. Un merci particulier aux nombreuses étudiantes qui ont, malgré la période d’examen, répondues présentes, elles sont l’avenir de l’accompagnement des naissances.

C’est avec beaucoup de plaisir que nous renouons avec l’organisation de conférences, votre présence nous motive a en organiser d’autres.

Un immense merci à Isabelle Challut, qui a su transmettre sa vision en toute simplicité de l’accouchement respecté.

Ce que nous retiendrons de cette conférence pour « qu’une femme aille au bout de son expérience d’enfantement. Elle a besoin de plonger dans un espace qui n’appartient à personne d’autre. » Elle a besoin de se sentir en confiance et en sécurité, peu importe le lieu de l’accouchement. Les accompagnants sont la pour lui permettre de lâcher prise et lui rappeler qu’elle a la force en elle.

Isabelle Challut nous a parler de son expérience d’accompagnement prénatal de parents dans son centre pleine lune et que pour avancer il est nécessaire de sortir du paradigme « accoucher est douloureux : solution la péridurale ».

Le pouvoir c’est l’information, connaitre le déroulement du processus d’accouchement physiologique, l’impact des hormones, les mouvements du bassin, permet de cheminer vers une naissance respectée. Les femmes, aujourd’hui, ont perdu le lien ancestral qui se transmettait de femme à femme, avec l’avènement de la médicalisation de l’accouchement qui a dépossédé les femmes de leur capacité à accoucher par elle même. Les mères, les sœurs, les tantes, … ont dû rester à la porte des hôpitaux et la femme a été placé dans les mains expertes du corps médical, ce qui a abouti à des taux de péridurale avoisinant les 85 %, alors qu’elle était sensé être utilisé uniquement en cas d’accouchement « compliqué ». Sous péridurale, les femmes sont coupé de leur corps, de leurs émotions, « On peut mourir de l’absence de structure médicale mais on peut aussi mourir de trop d’interventions« .

Aujourd’hui, en région liégeoise, il n’existe plus d’autre option que d’accoucher en structure hospitalière. Au Québec dans les années 1990-2000, un mouvement citoyen de parents souhaitant choisir librement leur lieu d’accouchement et l’accompagnement de la naissance, a permis de développer les maisons de naissances et avec elle la profession de sage femme, qui n’existe officiellement que depuis 1999.

Seule une mobilisation citoyenne pourra faire bouger les lignes et avancer vers une naissance respectée !!!

Suspendus à ses lèvres, inspirante, douce, humble, amour…

Accouchement, Naissance

Brèves de notre rencontre : « Les temps de la naissance : rythmes physiologiques et interventions »

Quelques questions que l’on pose souvent aux mamans : combien de temps à duré ton accouchement ? As-tu accouché à la date prévue ? Comment savoir si le travail a réellement commencé ? …

Nos témoins nous ont fait part du besoin d’accepter le temps, même s’il est long, il nous approche d’une merveilleuse rencontre avec notre bébé.

Pour l’un l’accouchement à duré 2h30 où il fut en admiration de la force de sa femme ayant revêtue un masque animal, pour l’autre il a duré 3 jours et 3 nuits mais accepté comme un chemin nécessaire, ou encore un dépassement de terme qui pousse hors de sa zone de confort.

On ne maitrise pas le temps de la naissance, dans notre société où tout va vite, tout est planifié, le moment de la naissance est un des seuls moment où nous pouvons nous laisser porter hors du temps.

Un petit conseil aux futurs parents cachez les horloges, téléphones et profitez du temps sans le mesurer.

Dans tous les cas le temps n’est pas linéaire, l’accouchement, même si les professionnels on voulu le normaliser le faire rentrer dans des cases, le minuter, suit un rythme qui lui est propre. Chaque accouchement est le fruit d’une symbiose entre deux êtres : la maman et le bébé, comme pour concevoir un enfant, il faut des conditions propices.

Chaque femme à la force et les ressources intérieure pour mettre au monde son enfant, nous accouchons depuis la nuit des temps.

Pour nous y aider :

  • Les hormones ont un rôle prépondérant pour faciliter ou au contraire retarder la naissance. L’ocytocine, hormones de l’amour, très timide et versatile à besoin de calme, de lumière tamisée, que la maman ait confiance en elle, sinon très vite son antagoniste l’adrénaline entre dans la danse et stoppe le travail.
  • La liberté de mouvement permet au corps de prendre les positions les plus appropriées pour que le bébé chemine vers sa naissance.
  • La voix de la mère raisonne à l’intérieur de son corps comme dans une cathédrale, chanter, parler à son enfant peuvent permettre de le guider vers la sortie.
  • Ne pas oublier que la douleur est une question de seconde, et qu’elle s’arrête. Les contractions arrivent comme une vague, montent, et puis redescendent.
  • Vos accompagnants peuvent vous aider à respirer quand le souffle vous manque, en se plaçant près de vous et en respirant avec vous.

Une grossesse dure en théorie 40 semaines, avant 37 semaines on parle de prématurité et après 40 semaines de dépassement de terme. Environ 25% des femmes accouchent après la date prévue, pour éviter des stresses générés par l’entourage donner une date de terme postérieure de 10 jours à la date réelle permet de vivre une fin de grossesse plus sereine.

En fin de grossesse, il arrive que les mises sous tensions soient fréquentes, l’utérus est un muscle, il se prépare pour le jour J, mais alors comment savoir si le travail commence ? Une vraie contraction vous arrêtera dans votre activité, si vous parlez vous devrez vous stopper et souffler, idem si vous marchez. Les sages femmes sauront à votre voix si oui ou non il est temps de venir à la maternité. Si votre souhait et d’accoucher physiologiquement ne vous précipitez pas à la maternité, prenez le temps de vous mouvoir, de parler à bébé, vous pourrez ainsi effectuer une partie du travail en conservant votre totale liberté et en restant dans votre bulle de confiance.

Des témoins nous ont parlé de leur désespoir quand, après plusieurs heures de contractions intenses, la sage femme leur à annoncé une dilatation à 5 seulement….Dans ce cas nous avons l’impression que nous n’y arriverons pas mais parfois passer de 5 à 10 (dilatation complète) ce fait très rapidement, comme dis précédemment le temps de la naissance n’est pas linéaire. Durant la phase d’expulsion les contractions s’espacent pour que le corps ai le temps de récupérer entre chaque poussée.

Et enfin après ce marathon, vous tenez votre bébé dans vos bras mais il reste un dernier effort à fournir pour délivrer le placenta, il doit être expulsé dans les 30 minutes suivant la naissance. Mettre bébé au sein permet de sécréter de l’ocytocine et de faire se contracter l’utérus, cela permet une délivrance plus rapide et réduit le risque d’hémorragies.

L’équipe de Co-Naissances Liège remercie chaleureusement : les trois témoins qui nous ont livrés des témoignages plein d’émotions, Caroline notre experte sage femme pour son exposé plein de nuances, ainsi que les futurs parents, les accompagnants, les élèves sages femmes pour leur écoute et leurs interventions.

Naissance

Rencontre : Se préparer à la naissance

le 4 octobre 2023 à 19h, au Babibar Rue Surlet, 30, 4020 Liège

Une soirée de témoignages, trois parents présenteront leur parcours de préparation à l’accouchement (10 minutes/personne), une experte apportera un éclairage plus large sur les différentes préparations possibles (30 minutes). Suivi d’un moment de questions/réponses entre les personnes présentes (30-60 minutes), et pour terminer un petit moment informel autour d’une tasse de tisane.

Oser pousser la porte pour élargir votre champs des possibles, s’ouvrir aux autres pour découvrir d’autre parcours. Que la naissance ait lieu à la maison, en maternité, en maison de naissance, que l’accouchement ait lieu par voie basse ou par césarienne, ce moment est le vôtre, un temps court et précieux ou chacun souhaite mettre tout en œuvre pour que vous et votre enfant soyez respectés dans vos choix.